LE BRUIT, L'ODEUR ET QUELQUES ETOILES... PARTIE 1
Dimanche 13 décembre 1998. Cité du Mirail à Toulouse. Fin d'après-midi. Un adolescent de 17 ans se fait tirer dessus, à bout portant, par un policier. Pour un vol de voiture. Après le coup de feu, les policiers s'enfuient, laissant à Habib le temps d'agoniser, seul dans un caniveau, comme un chien.
À l'annonce de cette tragédie, la cité s'embrase: cinq jours de violences vengeresses, indexées à une répression policière inouïe. Les affrontements qui étaient d'abord restés circonscrits à La Reynerie, d'où était originaire Habib, s'étendent rapidement à d'autres quartiers: Bellefontaine, également au-delà du périphérique, à Bagatelle et la Faourette, mais aussi à Empalot et dans le nord de la ville, aux Izards. L'attitude des CRS est empreinte d'une telle sauvagerie que de nombreux adultes se solidarisent avec leurs enfants et leur prêtent main forte. Ces émeutes sont les plus violentes qu'ait connue une ville en France, plus violentes encore que les émeutes de 2005 à Toulouse.
Dimanche 13 décembre 1998. Cité du Mirail à Toulouse. Fin d'après-midi. Un adolescent de 17 ans se fait tirer dessus, à bout portant, par un policier. Pour un vol de voiture. Après le coup de feu, les policiers s'enfuient, laissant à Habib le temps d'agoniser, seul dans un caniveau, comme un chien.
À l'annonce de cette tragédie, la cité s'embrase: cinq jours de violences vengeresses, indexées à une répression policière inouïe. Les affrontements qui étaient d'abord restés circonscrits à La Reynerie, d'où était originaire Habib, s'étendent rapidement à d'autres quartiers: Bellefontaine, également au-delà du périphérique, à Bagatelle et la Faourette, mais aussi à Empalot et dans le nord de la ville, aux Izards. L'attitude des CRS est empreinte d'une telle sauvagerie que de nombreux adultes se solidarisent avec leurs enfants et leur prêtent main forte. Ces émeutes sont les plus violentes qu'ait connue une ville en France, plus violentes encore que les émeutes de 2005 à Toulouse.